DPE du Foirail à Bergerac : bâti ancien, étiquettes et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Au Foirail à Bergerac, les 948 DPE analysés décrivent un quartier majoritairement composé d’appartements, où le bâti ancien occupe une place importante. Les logements classés F ou G représentent 5,4 % des diagnostics, contre 10,4 % dans l’ensemble de la ville.

DPE du Foirail à Bergerac : bâti ancien, étiquettes et enjeux immobiliers — Bergerac

Le dossier énergétique du Foirail repose sur 948 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon de 7 653 DPE analysés à Bergerac. Ces résultats permettent de décrire le bâti représenté dans les diagnostics, la distribution de ses étiquettes et ses principaux indicateurs énergétiques. Ils donnent aussi des repères pour préparer une vente ou une location, sans remplacer l’examen du DPE du logement concerné. Le quartier associe une forte présence de constructions anciennes à une proportion de passoires énergétiques inférieure à celle de la ville. Cette combinaison invite à distinguer trois éléments : l’âge des bâtiments, leur forme résidentielle et leur performance mesurée. Aucun de ces éléments ne suffit, pris isolément, à décrire la situation d’un bien.

Un bâti ancien, principalement représenté par des appartements

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Foirail)Part du quartier
A20,2 %
B394,1 %
C35337,2 %
D33735,5 %
E16617,5 %
F404,2 %
G111,2 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Foirail (Bergerac).

La période de construction dominante au Foirail est celle d’avant 1948 : elle représente 46,5 % des diagnostics du quartier, contre 32,2 % à l’échelle de Bergerac. La part des logements construits avant 1975 atteint 73,0 %, ce qui confirme le poids du parc ancien dans l’échantillon local. Les maisons individuelles ne représentent que 23,5 % des logements diagnostiqués ; le reste correspond à des appartements. Le profil décrit par les données est donc celui d’un quartier où l’habitat collectif domine, avec une présence marquée des constructions anciennes. Ces proportions ne renseignent toutefois ni sur les matériaux employés, ni sur les équipements de chauffage, ni sur d’éventuelles rénovations. Elles ne permettent pas davantage d’attribuer une étiquette énergétique à un logement sur la seule base de son année de construction.

  • Avant 1948 : 46,5 % des diagnostics du Foirail concernent cette période. C’est le premier repère pour caractériser l’ancienneté du bâti représenté dans les données, sans en déduire automatiquement un niveau de consommation.
  • Avant 1975 : la proportion atteint 73,0 %. Ce périmètre inclut les logements d’avant 1948 ; les deux pourcentages décrivent des ensembles emboîtés et ne doivent donc pas être additionnés.
  • Maisons individuelles : leur part est de 23,5 %, les autres logements étant des appartements. Cette répartition concerne l’échantillon diagnostiqué et doit accompagner toute lecture du profil énergétique du quartier.

Des étiquettes C et D dominantes, malgré l’ancienneté du parc

La distribution des étiquettes montre que les classes C et D sont les plus représentées au Foirail, avec respectivement 353 et 337 diagnostics. La classe E suit avec 166 diagnostics. À l’autre extrémité de la distribution, les classes A et B restent peu présentes, avec 2 et 39 diagnostics. Les classes F et G regroupent respectivement 40 et 11 logements. L’ensemble dessine un profil principalement concentré sur C et D, plutôt qu’aux extrêmes de l’échelle. La forte présence de bâtiments anciens ne se traduit donc pas, dans cet échantillon, par une majorité de passoires énergétiques. Les données ne permettent cependant pas d’expliquer cette distribution par des travaux particuliers, un mode de chauffage dominant ou des caractéristiques techniques précises : aucun de ces éléments n’est documenté ici.

  • Classes A et B : 2 diagnostics en A et 39 en B. Ces étiquettes sont présentes dans le quartier, mais elles restent nettement moins nombreuses que les classes C et D.
  • Classes C et D : 353 diagnostics en C et 337 en D. Ces deux groupes constituent le cœur de la distribution et sont les principaux points de comparaison pour lire le profil local.
  • Classe E : 166 diagnostics. Cette catégorie doit être distinguée des classes F et G pour conserver une lecture fidèle de la répartition fournie.
  • Classes F et G : 40 diagnostics en F et 11 en G, soit 51 logements au total. Leur part dans l’échantillon du quartier est de 5,4 %.

Moins de passoires qu’à Bergerac, mais une consommation médiane proche

La comparaison avec Bergerac apporte deux enseignements complémentaires. D’une part, la proportion de logements F ou G est inférieure au Foirail : 5,4 %, contre 10,4 % pour la ville entière. D’autre part, la consommation médiane du quartier, à 189 kWh/m²/an, est très proche de celle de Bergerac, fixée à 188 kWh/m²/an. Le quartier compte donc proportionnellement moins de passoires dans l’échantillon, sans afficher une consommation médiane inférieure à celle de la ville. Ces indicateurs décrivent des aspects différents de la distribution et ne se contredisent pas. Par ailleurs, le bâti d’avant 1948 pèse davantage au Foirail, avec 46,5 % contre 32,2 %. Cette comparaison confirme que l’ancienneté du parc et la fréquence des étiquettes F ou G ne peuvent pas être assimilées.

Un coût énergétique estimé à lire avec la surface des logements

Le coût énergétique annuel médian estimé atteint 1 116 € au Foirail, contre 1 228 € à Bergerac. Il s’agit d’un indicateur issu des diagnostics, et non d’une facture constatée pour chaque occupant. La surface médiane est également plus faible dans le quartier : 64 m², contre 70 m² à l’échelle communale. Ces valeurs doivent être présentées ensemble, puisque le montant annuel et la consommation exprimée par mètre carré ne décrivent pas la même chose. Avec 189 kWh/m²/an au Foirail et 188 kWh/m²/an dans la ville, les données ne permettent pas de conclure que le coût médian inférieur traduit une meilleure performance par unité de surface. Elles ne permettent pas non plus de mesurer la contribution exacte de la surface à cet écart de coût.

Vendre ou louer au Foirail : partir du DPE propre au logement

Pour vendre ou louer au Foirail, ces statistiques servent avant tout à situer un bien dans son environnement. Un logement classé C ou D appartient aux catégories les plus représentées, avec 353 et 337 diagnostics, mais ce rapprochement ne démontre pas une équivalence avec les autres biens du quartier. La présentation du logement doit distinguer son étiquette, sa consommation, son coût annuel estimé et sa surface des médianes locales. Pour un bien classé F ou G, la proportion de 5,4 % observée au Foirail ne modifie pas sa situation individuelle. De même, l’ancienneté d’un bâtiment ne suffit pas à expliquer son classement. Les chiffres fournis ne permettent de prévoir ni la réaction des acquéreurs ou locataires, ni un effet sur la valeur du bien, ni sa situation réglementaire.

Questions fréquentes

Le Foirail est-il moins énergivore que l’ensemble de Bergerac ?

La réponse dépend de l’indicateur retenu. Le Foirail présente une proportion de passoires F ou G de 5,4 %, contre 10,4 % à Bergerac. En revanche, sa consommation médiane est de 189 kWh/m²/an, contre 188 kWh/m²/an pour la ville. Il est donc exact de parler d’une moindre proportion de passoires dans l’échantillon, mais pas d’une consommation médiane plus basse.

Le bâti ancien du Foirail est-il majoritairement classé F ou G ?

Les données ne donnent pas de répartition des étiquettes par période de construction. Elles indiquent que 46,5 % des diagnostics concernent des logements d’avant 1948 et que les classes F et G représentent 51 logements sur l’ensemble de l’échantillon. Les classes dominantes sont C et D. On ne peut donc pas attribuer aux seuls logements anciens une distribution énergétique qui n’est pas fournie.

Quel montant énergétique présenter pour une vente ou une location ?

Le montant à présenter comme propre au bien doit provenir de son diagnostic, et non de la médiane du quartier. Les 1 116 € du Foirail constituent un coût énergétique annuel médian estimé, utile comme contexte comparatif. Ce chiffre n’est ni une facture individuelle ni une prévision personnalisée. Il doit rester distinct des résultats du logement, de sa surface et de sa consommation.

Sources officielles

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