DPE à Maine de Biran, Bergerac : bâti, étiquettes et enjeux pour vendre ou louer
À Maine de Biran, l’analyse de 553 DPE décrit un quartier majoritairement composé de maisons et de logements construits avant 1975. Les résultats permettent de comparer son profil énergétique à celui de Bergerac, tout en distinguant les tendances du quartier de la situation de chaque bien.

Le dossier énergétique de Maine de Biran repose sur 553 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon de 7 653 DPE analysés à Bergerac. Ce périmètre offre une lecture du bâti diagnostiqué, de ses étiquettes et de ses indicateurs médians. Il ne constitue toutefois pas un inventaire exhaustif de tous les logements du quartier : les proportions présentées décrivent les diagnostics disponibles. Le profil qui se dégage associe une majorité de maisons individuelles, une forte présence de constructions antérieures à 1975 et une étiquette C plus fréquente que les autres. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat locataire, ces repères servent à situer un bien dans son environnement. Ils ne permettent pas d’attribuer une performance énergétique à une adresse sans consulter le diagnostic propre au logement.
Un bâti dominé par les maisons et la période 1948-1974
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Maine de Biran) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 5 | 0,9 % |
| B | 14 | 2,5 % |
| C | 236 | 42,7 % |
| D | 137 | 24,8 % |
| E | 99 | 17,9 % |
| F | 48 | 8,7 % |
| G | 14 | 2,5 % |
Les maisons individuelles représentent 56,8 % des logements diagnostiqués à Maine de Biran, le reste correspondant à des appartements. La période de construction dominante est 1948-1974, qui rassemble 46,1 % des diagnostics du quartier. Cette présence structure le profil local davantage que le bâti le plus ancien : les constructions antérieures à 1948 comptent pour 19,7 % de l’échantillon. Au total, 65,8 % des logements diagnostiqués ont été construits avant 1975. Ces données décrivent un parc largement antérieur à cette date, mais elles ne renseignent pas directement sur les travaux réalisés depuis la construction. Une même période peut donc recouvrir des situations énergétiques différentes. Pour présenter un bien, l’année de construction et le type de logement doivent être rapprochés de son DPE, sans déduire automatiquement son étiquette de son ancienneté.
- Maisons individuelles : 56,8 % des logements diagnostiqués. Cette majorité ne doit pas faire oublier les appartements, également présents dans l’échantillon et à examiner selon leurs caractéristiques propres.
- Construction entre 1948 et 1974 : 46,1 % des diagnostics. Il s’agit de la période dominante, et non d’une description uniforme de l’ensemble du quartier.
- Construction avant 1948 : 19,7 %, contre 32,2 % à Bergerac. Maine de Biran présente donc une part plus faible de ce bâti ancien que la ville.
- Construction avant 1975 : 65,8 %. Ce repère chronologique ne précise ni l’état actuel des logements ni la présence éventuelle de rénovations.
Des étiquettes C et D fréquentes, mais 62 logements classés F ou G
La répartition des 553 diagnostics place l’étiquette C en tête, avec 236 résultats, devant D avec 137 résultats, puis E avec 99 résultats. Les classes les plus performantes sont moins représentées : 5 diagnostics sont classés A et 14 sont classés B. À l’autre extrémité, 48 diagnostics relèvent de F et 14 de G. Les passoires énergétiques F et G regroupent ainsi 62 logements, soit 11,2 % de l’échantillon du quartier. Cette distribution invite à éviter une lecture trop générale du secteur : le poids du bâti antérieur à 1975 ne se traduit pas par une prédominance des classes F et G. Inversement, la fréquence de C ne garantit rien pour un logement particulier. La dispersion des étiquettes montre l’intérêt d’examiner le résultat individuel plutôt que de s’en tenir à la réputation énergétique supposée du quartier.
- Étiquettes A et B : respectivement 5 et 14 diagnostics. Elles sont présentes dans l’échantillon, mais restent moins nombreuses que chacune des classes C, D ou E.
- Étiquette C : 236 diagnostics. C’est le résultat le plus fréquent parmi les DPE géolocalisés analysés à Maine de Biran.
- Étiquettes D et E : respectivement 137 et 99 diagnostics. Leur présence rappelle que les performances observées ne se résument pas à la seule classe dominante.
- Étiquettes F et G : respectivement 48 et 14 diagnostics. Leur total de 62 logements correspond à une part de passoires énergétiques de 11,2 %.
Face à Bergerac, une consommation médiane proche et un coût estimé plus élevé
La comparaison avec Bergerac fait apparaître des écarts différents selon l’indicateur retenu. La part de logements F ou G atteint 11,2 % à Maine de Biran, contre 10,4 % dans la ville : le quartier se situe légèrement au-dessus de cette référence. La consommation médiane est en revanche très proche, à 190 kWh/m²/an contre 188 kWh/m²/an. Le coût énergétique annuel médian estimé est de 1 405 €, contre 1 228 € à l’échelle communale. La surface médiane est également supérieure, avec 76 m² contre 70 m². Ces éléments doivent être lus ensemble, sans attribuer l’écart de coût à une cause unique. Les données fournies ne permettent pas d’isoler le rôle de la surface, des équipements ou des énergies utilisées. Enfin, ces références sont des médianes et des proportions, et non une moyenne unique résumant toutes les performances.
Vendre à Maine de Biran : situer le bien sans lui attribuer le profil du quartier
Pour une vente, l’intérêt de ces statistiques est d’apporter un contexte à la présentation du logement. Un propriétaire peut expliquer que l’étiquette C est la plus fréquente dans les 553 diagnostics analysés, tout en mettant clairement en avant le résultat réel de son bien. Si celui-ci est classé F ou G, la présence de 62 logements dans ces catégories ne suffit ni à banaliser sa situation ni à déterminer l’ampleur des améliorations possibles. L’analyse doit rester centrée sur son diagnostic et sur les caractéristiques effectivement documentées. De même, le coût annuel médian estimé de 1 405 € n’est pas le budget énergétique à annoncer pour chaque logement. Les faits disponibles ne permettent de chiffrer ni une incidence sur la valeur de vente ni un effet sur la négociation : aucune donnée de transaction n’est fournie.
Louer dans le quartier : distinguer estimation énergétique et budget réel
Pour une mise en location, le profil du quartier aide à préparer une information claire sur le logement, mais il ne remplace pas l’examen de son dossier. La consommation médiane de 190 kWh/m²/an constitue un point de comparaison local, pas une consommation annoncée pour tous les biens. De la même manière, la surface médiane de 76 m² ne décrit pas nécessairement le logement proposé. Le candidat locataire doit pouvoir distinguer les données propres au bien des statistiques générales de Maine de Biran. La présence de 11,2 % de logements F ou G justifie une attention particulière à l’étiquette, sans permettre de conclure à elle seule sur la situation locative d’une adresse. Les faits fournis ne comportent aucun élément réglementaire : ils ne suffisent donc pas à établir les conditions légales de location d’un bien donné.
Questions fréquentes
Le quartier Maine de Biran est-il moins performant que Bergerac ?
La réponse dépend de l’indicateur. La part de passoires F et G est légèrement supérieure, à 11,2 % contre 10,4 % pour Bergerac. La consommation médiane reste proche : 190 contre 188 kWh/m²/an. Le coût annuel médian estimé est plus élevé, mais la surface médiane l’est aussi. Ces résultats ne justifient donc pas un jugement uniforme sur tous les logements du quartier.
L’ancienneté du bâti explique-t-elle les étiquettes DPE du quartier ?
Les constructions antérieures à 1975 représentent 65,8 % des diagnostics, avec une période dominante allant de 1948 à 1974. Toutefois, les données ne croisent pas les étiquettes avec l’âge de construction ou les rénovations. Elles ne permettent donc pas d’établir un lien précis entre ancienneté et performance. L’étiquette C demeure la plus fréquente, avec 236 diagnostics.
Peut-on utiliser les 1 405 € médians pour présenter un logement à vendre ou à louer ?
Ce montant peut servir de référence de quartier, à condition d’indiquer qu’il s’agit du coût énergétique annuel médian estimé dans l’échantillon analysé. Il ne doit pas être présenté comme la dépense propre au logement ni comme une facture garantie. Pour une vente ou une location, les informations individuelles du DPE doivent rester distinctes de ce repère statistique.