DPE du Vieux Bergerac à Bergerac : bâti ancien, étiquettes et enjeux

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Dans le Vieux Bergerac à Bergerac, les 1 487 DPE analysés décrivent un parc principalement composé d’appartements et marqué par les constructions anciennes. Les logements classés F ou G représentent 12,0 % de cet ensemble, une proportion supérieure à celle observée dans la ville.

DPE du Vieux Bergerac à Bergerac : bâti ancien, étiquettes et enjeux — Bergerac

Le profil énergétique du Vieux Bergerac associe un bâti ancien, une forte présence d’appartements et des performances variées. Parmi les diagnostics géolocalisés dans ce quartier de Bergerac, 53,9 % concernent des logements construits avant 1948 et seulement 10,0 % portent sur des maisons individuelles. Les étiquettes C et D sont les plus représentées, mais les classes E et F occupent également une place notable. Ce portrait permet de situer un logement dans son environnement, sans préjuger de sa propre performance. Pour un propriétaire qui envisage de vendre ou de louer, l’intérêt est de distinguer les caractéristiques générales du quartier des résultats inscrits sur le diagnostic du bien. Un appartement ancien du Vieux Bergerac ne peut donc pas être décrit uniquement à partir de son époque de construction ou de son adresse.

Un portrait fondé sur 1 487 diagnostics géolocalisés

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Vieux Bergerac)Part du quartier
A90,6 %
B594,0 %
C47832,1 %
D43629,3 %
E32722,0 %
F15410,4 %
G241,6 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Vieux Bergerac (Bergerac).

L’analyse repose sur 1 487 diagnostics de performance énergétique localisés dans le Vieux Bergerac, au sein d’un échantillon de 7 653 DPE à l’échelle de Bergerac. Les proportions présentées décrivent cet ensemble de diagnostics, et non un recensement exhaustif de tous les logements du quartier. Cette distinction compte lorsqu’on interprète la fréquence des étiquettes ou le poids du bâti ancien. Les données fournies ne précisent pas les dates de réalisation des diagnostics, les modalités de sélection des logements ni leur éventuel historique de rénovation. Elles permettent de dresser un état descriptif de l’échantillon, mais pas de mesurer une évolution dans le temps. Il serait ainsi infondé d’affirmer que le quartier s’améliore ou se dégrade sur le plan énergétique. La comparaison avec Bergerac donne surtout un point de repère local pour lire les résultats.

Un bâti majoritairement antérieur à 1948, surtout en appartements

La période de construction dominante est celle d’avant 1948, qui représente 53,9 % des diagnostics du quartier, contre 32,2 % dans l’ensemble de Bergerac. Le caractère ancien du parc apparaît encore plus nettement lorsqu’on considère les constructions antérieures à 1975 : elles regroupent 89,1 % des diagnostics du Vieux Bergerac. La typologie est, elle aussi, marquée puisque les maisons individuelles ne représentent que 10,0 % de l’ensemble, le reste correspondant à des appartements. Ces éléments décrivent l’âge et la nature des logements étudiés, mais ne renseignent pas directement leur isolation actuelle ou leurs équipements. Les faits disponibles ne permettent notamment pas de préciser les matériaux de construction, la configuration des immeubles ou les travaux déjà réalisés. L’ancienneté constitue donc un élément de contexte à rapprocher du DPE individuel, pas une étiquette énergétique en elle-même.

  • Avant 1948 : une part de 53,9 % dans le Vieux Bergerac, contre 32,2 % pour Bergerac. Le quartier présente ainsi un profil de construction plus ancien que l’ensemble communal étudié.
  • Avant 1975 : une part de 89,1 % des diagnostics du quartier. Ce repère élargit la lecture du bâti ancien au-delà de la seule période dominante d’avant 1948.
  • Maisons individuelles : une part de 10,0 %, le reste étant constitué d’appartements. La surface médiane de 55 m² complète ce portrait, sans décrire la taille de chaque logement.

Des étiquettes C et D dominantes, avec 12,0 % de passoires

  • Classes A et B : respectivement 9 et 59 diagnostics. Ces étiquettes sont présentes dans le quartier, mais leurs effectifs sont nettement inférieurs à ceux des classes C, D ou E.
  • Classes C et D : respectivement 478 et 436 diagnostics. Ce sont les deux étiquettes les plus fréquentes dans l’échantillon, ce qui montre que le bâti ancien ne se résume pas aux classes les moins performantes.
  • Classe E : 327 diagnostics. Cet effectif mérite d’être distingué des passoires F et G afin de ne pas regrouper sous une même qualification des résultats énergétiques différents.
  • Classes F et G : respectivement 154 et 24 diagnostics, soit 178 logements et 12,0 % de l’échantillon. La proportion communale étant de 10,4 %, les passoires sont davantage représentées dans le Vieux Bergerac.
  • Lecture d’ensemble : les 1 487 DPE se répartissent sur toutes les étiquettes, de A à G. La localisation dans le quartier ne suffit donc pas à attribuer une classe à un bien particulier.

Une consommation médiane supérieure à celle de Bergerac

La consommation médiane du Vieux Bergerac atteint 203 kWh/m²/an, contre 188 kWh/m²/an à l’échelle de Bergerac. Pourtant, le coût énergétique annuel médian estimé est inférieur dans le quartier : 1 047 €, contre 1 228 € pour la ville. Ces indicateurs ne doivent pas être confondus, car l’un exprime une consommation par unité de surface et l’autre un montant annuel estimé. La surface médiane est également plus faible dans le quartier, avec 55 m² contre 70 m² dans Bergerac. Cette différence de taille doit être gardée à l’esprit, sans lui attribuer à elle seule l’écart de coût. Les médianes sont des repères distincts : elles ne décrivent pas nécessairement le même logement. Le montant de 1 047 € ne constitue donc ni une facture observée ni une estimation applicable automatiquement à un bien mis sur le marché.

Vendre ou louer : partir du DPE du bien, pas des 12,0 % du quartier

Pour préparer une vente ou une location dans le Vieux Bergerac, les données du quartier servent avant tout à contextualiser le diagnostic individuel. La présence de 178 logements classés F ou G invite à examiner attentivement l’étiquette du bien concerné, sans supposer qu’il appartient à cette catégorie. Inversement, les 478 diagnostics classés C ne permettent pas de présumer la performance d’un appartement voisin. Une présentation factuelle du logement peut distinguer sa classe énergétique, sa consommation estimée et sa surface des médianes locales. Si des travaux sont envisagés, leur pertinence doit être appréciée à partir des caractéristiques du bien, que les statistiques du quartier ne détaillent pas. Les données fournies ne permettent de chiffrer ni un programme de rénovation ni son effet sur l’étiquette. Elles ne permettent pas davantage de déduire une valeur de vente ou un niveau de loyer.

Questions fréquentes

Le Vieux Bergerac est-il moins performant énergétiquement que Bergerac ?

Les indicateurs fournis montrent une consommation médiane plus élevée dans le quartier, à 203 kWh/m²/an contre 188 kWh/m²/an pour Bergerac, et une proportion supérieure de passoires F et G, à 12,0 % contre 10,4 %. Ces constats situent défavorablement le quartier sur ces deux critères. Ils ne signifient cependant pas que chaque logement y est moins performant : les étiquettes C et D restent les plus nombreuses dans l’échantillon local.

Pourquoi le coût énergétique médian est-il plus faible dans le quartier ?

Le coût annuel médian estimé est de 1 047 € dans le Vieux Bergerac, contre 1 228 € pour Bergerac, tandis que la surface médiane est de 55 m² contre 70 m². La différence de surface apporte un contexte important, mais les données ne permettent pas d’isoler les causes de l’écart de coût. Il faut donc éviter d’en conclure que les logements du quartier consomment moins par mètre carré : la consommation médiane indique ici l’inverse.

Un appartement construit avant 1948 est-il nécessairement une passoire énergétique ?

Non, l’époque de construction ne suffit pas à déterminer l’étiquette d’un logement. Dans le Vieux Bergerac, 53,9 % des diagnostics concernent des constructions antérieures à 1948, alors que les classes F et G représentent 12,0 % de l’échantillon. Les faits fournis ne croisent toutefois pas les périodes de construction et les étiquettes. Pour vendre ou louer un appartement ancien, il convient donc de s’appuyer sur son propre DPE plutôt que d’attribuer une performance à partir de son âge.

Sources officielles

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