Bergerac : ce que révèlent les 7 528 diagnostics sur le parc immobilier analysé

Publié le 24 septembre 2026 10 min de lecture

L’extraction ADEME du 18 septembre 2026 rassemble 7 528 diagnostics enregistrés à Bergerac, sans correspondre à autant de logements uniques. Les classes C et D dominent cette photographie, tandis que les étiquettes E, F et G appellent une lecture attentive des enjeux de vente et de location.

Bergerac : ce que révèlent les 7 528 diagnostics sur le parc immobilier analysé — Bergerac

À Bergerac, 7 528 diagnostics dans l’extraction ADEME du 18 septembre 2026

Étiquette DPEDiagnostics enregistrés à Bergerac
A105
B310
C2 849
D2 213
E1 238
F629
G184
Source : ADEME, base DPE logements existants, extraction du 2026-09-18.

Au 24 septembre 2026, la photographie locale présentée pour Bergerac repose sur la dernière extraction ADEME utilisée, datée du 18 septembre 2026. Elle rassemble 7 528 diagnostics enregistrés dans le périmètre communal, identifié par le code INSEE 24037, en Dordogne. L’actualité est ici celle de la mise à jour et de l’analyse des données, non celle d’un événement municipal. Le profil qui en ressort associe une forte présence des classes C et D, un bâti largement antérieur à 1975 et un chauffage principal à l’électricité fréquemment enregistré. Ces caractéristiques donnent un contexte aux projets immobiliers, sans décrire automatiquement chaque bien proposé à la vente ou à la location.

La distinction essentielle porte sur l’unité comptée : la base contient des diagnostics, et non un décompte de logements uniques. Un même logement peut y apparaître plusieurs fois. Les 27 110 habitants mentionnés dans le jeu local constituent une population communale de référence, mais ne permettent pas de transformer ces enregistrements en taux de couverture du parc immobilier. De même, cette extraction isolée ne mesure pas une progression ou une diminution des classes énergétiques dans le temps. Pour un propriétaire ou un acquéreur, elle sert donc de repère collectif. Elle ne remplace ni la lecture du diagnostic du bien concerné ni l’identification de ses caractéristiques propres.

À Bergerac, les classes C et D représentent 37,8 % et 29,4 % des diagnostics

Le premier trait distinctif de cette photographie est le poids des classes intermédiaires. La classe C arrive en tête avec 2 849 diagnostics, soit 37,8 % des enregistrements, devant la classe D, qui en rassemble 2 213, soit 29,4 %. Les classes A et B occupent une place plus réduite dans la répartition fournie. Cette lecture évite de résumer Bergerac aux seules étiquettes les moins favorables : le centre de gravité du corpus se situe d’abord en C et en D. Elle ne permet toutefois pas d’attribuer une classe à un logement à partir de sa seule localisation dans la commune, ni d’en déduire sa valeur.

  • Classe A : 105 diagnostics enregistrés, soit 1,4 %.
  • Classe B : 310 diagnostics enregistrés, soit 4,1 %.
  • Classe C : 2 849 diagnostics enregistrés, soit 37,8 %.
  • Classe D : 2 213 diagnostics enregistrés, soit 29,4 %.
  • Classe E : 1 238 diagnostics enregistrés, soit 16,4 %.
  • Classe F : 629 diagnostics enregistrés, soit 8,4 %.
  • Classe G : 184 diagnostics enregistrés, soit 2,4 %.

La classe E mérite une attention distincte : avec 1 238 diagnostics enregistrés, elle pèse davantage dans le corpus que les classes F et G réunies, lesquelles totalisent 813 enregistrements, soit 10,8 %. Ce contraste est utile pour comprendre les enjeux locaux. Se concentrer uniquement sur F et G laisserait de côté une catégorie plus présente dans cette extraction et également concernée par les faits réglementaires fournis. Il faut néanmoins conserver les catégories séparées : leurs échéances locatives ne sont pas identiques. Pour un bailleur, un vendeur ou un acquéreur, connaître la lettre du bien reste ainsi plus informatif que le rapprocher indistinctement de l’ensemble E, F et G.

Un corpus géolocalisé marqué par les constructions antérieures à 1975

L’ancienneté du bâti constitue le deuxième marqueur du profil bergeracois. La période dominante est celle de 1948 à 1974, qui représente 35,0 % du corpus géolocalisé. Les données indiquent également 32,2 % de bâti antérieur à 1949 et 67,2 % antérieur à 1975. Les périodes antérieures à 2001 représentent, pour leur part, 81,2 %. Ces chiffres décrivent une structure d’âge, et non un état de conservation. Ils donnent une profondeur historique à la photographie énergétique, mais ne renseignent pas, à eux seuls, sur les caractéristiques actuelles de chaque bâtiment. Pour lire un dossier immobilier, la période de construction est donc un élément de contexte, pas une étiquette énergétique de substitution.

Ces repères chronologiques doivent être lus avec leurs intitulés exacts. La tranche 1948-1974 et la catégorie « antérieur à 1949 » ne doivent pas être additionnées comme si leurs bornes étaient disjointes. Surtout, les faits fournis ne croisent pas les périodes de construction avec les classes du diagnostic. Il serait donc infondé d’affirmer que les bâtiments les plus anciens expliquent à eux seuls les enregistrements F ou G, ou que la période dominante correspond principalement à la classe C. La présence simultanée d’un bâti ancien et de certaines étiquettes dans une base communale ne démontre aucune causalité. Cette prudence protège les propriétaires comme les acquéreurs contre une lecture trop automatique de l’âge du bien.

Maisons et surfaces : des repères qui ne composent pas un logement type

Les maisons individuelles représentent 43,4 % dans la répartition fournie, tandis que la surface médiane s’établit à 70 m². Ces deux indicateurs apportent une autre dimension à l’analyse locale : la photographie ne se limite pas aux lettres du DPE. Ils ne décrivent cependant pas nécessairement les mêmes enregistrements et ne permettent pas de construire le portrait d’une maison individuelle « typique » de 70 m². La médiane est un repère central de distribution, non une surface commune à tous les biens. Pour un vendeur, cette distinction évite de présenter une caractéristique statistique du corpus comme une propriété de son logement ou comme une référence suffisante pour le comparer.

Pour un acquéreur, l’intérêt concret de ces données consiste à distinguer les dimensions du dossier plutôt qu’à les fusionner. La nature du bien, sa surface et son étiquette énergétique répondent à des questions différentes. Les faits disponibles ne donnent ni répartition des classes propre aux maisons individuelles, ni consommation médiane pour une surface précise. Ils ne permettent donc pas d’affirmer qu’une maison se situe mieux ou moins bien qu’un autre type de bien dans cette base. Cette limite compte aussi pour la vente : le périmètre de l’audit énergétique réglementaire fourni dépend notamment de la nature du bien et de sa classe, et non de la seule fréquence des maisons dans la commune.

Consommation et coût médians : une indication, pas une facture annoncée

La consommation médiane enregistrée est de 188 kWh/m²/an et le coût énergétique annuel médian estimé atteint 1 228 €. Le mot « estimé » est déterminant : ce montant n’est pas une facture promise à un futur occupant. De même, une médiane ne décrit pas l’ensemble des situations présentes dans le corpus. Ces indicateurs permettent de situer un point central dans les données, sans fournir l’étendue des consommations ou des coûts. Un acquéreur peut y voir un contexte de lecture, mais pas le budget énergétique assuré du bien qu’il examine. Les faits fournis ne permettent pas non plus d’associer automatiquement ce coût médian à la surface médiane de 70 m².

L’électricité est le chauffage principal mis en avant dans l’extraction, avec 3 907 diagnostics concernés. Ce volume en fait un élément important du profil local présenté, mais il ne dit pas comment ces enregistrements se répartissent entre A et G. On ne peut donc pas conclure, à partir de cette seule présence, que l’électricité expliquerait la consommation médiane, le coût estimé ou les classes les moins favorables. Pour les propriétaires, la conséquence pratique est une lecture séparée des informations : chauffage principal, consommation, coût estimé et étiquette ne sont pas interchangeables. Aucun de ces chiffres communaux ne permet, isolément, d’annoncer une économie, un montant de travaux ou une future performance pour un logement particulier.

Des secteurs identifiés, mais aucun classement local déductible

L’analyse locale mentionne cinq quartiers ou secteurs IRIS : Vieux Bergerac, Foirail, Saint-Martin, Sainte-Foy des Vignes et Maine de Biran. Leur présence précise les secteurs analysés, mais les faits transmis ne fournissent pas leurs répartitions énergétiques respectives. Il n’est donc pas possible de désigner un secteur comme le plus performant, le plus ancien ou le plus concerné par les classes F et G. Pour un projet immobilier, cette absence de résultats détaillés est une limite importante : la moyenne ou la médiane communale ne devient pas une caractéristique de quartier. La localisation d’un bien dans l’un de ces secteurs ne suffit pas davantage à lui attribuer le profil global de Bergerac.

  • Familles de risques recensées par Géorisques : Inondation et Mouvement de terrain.
  • Autres familles recensées : Feu de forêt et Risque industriel.
  • Sont également recensés : Rupture de barrage et Transport de marchandises dangereuses.
  • Zone sismique : non renseignée dans les faits fournis.
  • Potentiel radon : 1.

Les informations de Géorisques ajoutent un volet distinct de la performance énergétique. Le recensement de ces familles de risques ne démontre pas que chaque logement est exposé à chacune d’elles, ni que leur présence est identique dans tous les secteurs analysés. Aucun niveau d’exposition par adresse ou par IRIS n’est fourni ici. La mention « non renseignée » pour la zone sismique doit également rester une absence d’information, et non être reformulée comme une absence de risque. Pour un vendeur comme pour un acquéreur, l’intérêt de cette séparation est clair : une étiquette énergétique et un inventaire territorial de risques ne décrivent pas la même chose et ne peuvent se remplacer.

Location : distinguer la règle applicable aux G des échéances F et E

Pour les bailleurs, la photographie doit être rapprochée des échéances énergétiques sans confondre leurs dates. En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Les échéances prévues concernent ensuite la classe F en 2028 et la classe E en 2034. Dans l’extraction bergeracoise, ces catégories correspondent respectivement à 184, 629 et 1 238 diagnostics enregistrés. Ces effectifs donnent un ordre de présence dans la base, pas le nombre de locations concernées. Les faits fournis n’indiquent pas combien de ces diagnostics se rapportent à des logements loués ou destinés à un nouveau bail.

Le poids de la classe E donne néanmoins une perspective particulière aux enjeux locatifs locaux : cette catégorie est plus représentée dans les diagnostics que F et G réunies, tout en relevant d’une échéance prévue différente. Cette observation ne signifie pas que tous les biens E seront mis en location, ni qu’ils conserveront cette classe à l’avenir. Elle montre simplement pourquoi une lecture limitée aux G serait incomplète pour comprendre le corpus. Pour un propriétaire bailleur ou un acquéreur ayant un projet locatif, le point décisif reste la classe du logement concerné, rapprochée de l’échéance correspondante. Les données communales n’établissent ni la situation locative individuelle ni le nombre de biens uniques soumis à ces enjeux.

Vente : l’audit concerne un périmètre précis, pas tout le corpus

Pour la vente, le fait réglementaire fourni concerne les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole. L’audit énergétique réglementaire s’applique à ce périmètre, avec une extension à la classe E depuis le 1er janvier 2025. Cette précision est particulièrement utile à Bergerac, où la classe E compte 1 238 diagnostics enregistrés et où les maisons individuelles représentent 43,4 % dans la répartition fournie. Mais ces deux informations ne sont pas croisées. Il serait donc incorrect d’en déduire combien de maisons sont classées E, combien seront vendues ou combien de ventes nécessitent un audit à partir de cette seule extraction.

  • Propriétaire vendeur : le périmètre d’audit fourni distingue la nature du bien et son classement E, F ou G.
  • Propriétaire bailleur : les classes G, F et E correspondent à des dates différentes pour le critère de décence énergétique.
  • Acquéreur : les chiffres communaux contextualisent le dossier, sans fixer la consommation, le coût estimé ou les risques du bien.

La portée de cette actualisation tient finalement à l’articulation de plusieurs constats, plutôt qu’à un chiffre isolé. Bergerac présente un corpus dominé par C et D, une classe E plus fournie que l’ensemble F et G, et une forte présence des périodes de construction antérieures à 1975. Ces éléments éclairent les questions à distinguer dans un projet : classement énergétique, ancienneté, nature du bien, consommation estimée et contexte de risques. Ils ne forment ni une estimation immobilière ni une prévision du marché. Au 24 septembre 2026, cette photographie officielle actualisée fournit donc un cadre local de lecture, à condition de toujours conserver la différence entre diagnostics enregistrés, logements uniques et situation particulière du bien.

Questions fréquentes

Les 7 528 diagnostics correspondent-ils à 7 528 logements à Bergerac ?

Non. La base contient 7 528 diagnostics enregistrés, et un même logement peut apparaître plusieurs fois. Le nombre de logements uniques n’est pas fourni.

Quelle place occupent les classes E, F et G dans cette extraction ?

La classe E rassemble 1 238 diagnostics, soit 16,4 % des enregistrements. Les classes F et G réunies en comptent 813, soit 10,8 %, dont 629 en F et 184 en G.

Quels biens sont concernés par l’audit énergétique réglementaire à la vente ?

En métropole, le périmètre fourni concerne les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété classés E, F ou G. La classe E est concernée depuis le 1er janvier 2025.

Sources officielles

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